[ 1]  De sorte que ce
que nous voyons une
mouuement que nous voyons estre la
proprieté, et même
[ 2]  de la definition des corps solides, quand on les pousse,
[ 3]  ou quand on leur donne un mouuement; est en
[ 4]  effect la cause de la solidité, quand ils l'ont déja
[ 5]  dans leur interieur.
Car tout le c
Car supposons
[ 6] 
qu'un corps
aye un tel mouuement ou effort
[ 7]  uniforme, il est manifeste, qu'il demeurera solide pendant
[ 8]  qu'il retient ce mouuement ou effort. Or il le
[ 9]  retiendra jusques à ce que ce mouuement soit
[10]  surmonté par une
plus grande
force exterieure (puisque c'est une
[11]  proprieté generalle de tous les mouuements)
et même
[12] 
de continuer s'il n'y a point de force plus grande
[13] 
en
il est
donc solide
si
la force
ce mouuement ou effort
est assez fort
puisque c'est la definition
[14]  d'un corps solide que ses parties ne peuuent
[15]  estre separées que par une force
exterieure
considerable.
[16]  Il est vray que les parties qui sont en repos
[17]  gardent aussi tousjours la même distance entre elles,
[18]  mais elles n'ont pas le pouuoir de se conserver
[19]  dans un tel estat
contre un choc exterieur
, parce qu'un simple repos n'a point
[20]  de resistance contre le moindre mouuement
(car un Repos est en effect un mouuement ou effort moindre de tout autre effort assignable, ayant besoin
; quoyque Mons. des Cartes aye asseuré le contraire par
[21]  un Paralogisme qu'on n'attendroit pas d'un si grand homme;
soûtenant même que le Repos ne cede qu'à un mouuement d'une force infinie.
[22]  Je crois pourtant que tout philosophe sans prejugé demeurera
[23]  icy d'accord avec moy. Car on peut expliquer le
[24]  Repos
(absolu)
par un Effort moindre que tout autre effort
[25]  assignable, et qui a besoin justement d'une eternité
[26]  pour faire sortir un corps qui a un tel effort, tant
[27]  soit peu, de sa place: il faut donc que le Repos
[28]  cede à tout autre effort, de quelque foiblesse qu'il
[29]  puisse estre.
Que si nous expliquons le Repos
[30] 
des parties dans leur
Que si nous entendons
[31] 
un Repos respectif, comme est celuy des parties
[32] 
entre elles et dans leur
tout, sans se mettre
[33]  en peine des autres corps hors du corps donné, nous
[34]  pourrons dire qu'un mouuement uniforme est un
[35]  Repos, et que le
seul
mouuement troublé est un mouuement,
[36] 
et de cette façon je me
de sorte que je
me pourrois
[37] 
servir aussi de cette maniere de parler de M
[38] 
[pourrois] dire
aussi que
et que par consequent
la fermeté vient du repos et la
[39]  fluidité du mouuement; cette explication estant conforme
[40]  entierement avec ce que Mons.des Cartes
[41]  avoit dit ailleurs de la Nature du Mouuement
[42]  et du Repos; mais point du tout applicable à ce
[43]  qu'il dit sur cette matiere. Car si le Repos est
[44]  un mouuement
ou effort
uniforme il ne sera pas
[45]  d'une Resistance infinie ny à l'épreuue
[46]  de tout autre choc, à moins que cet
autre effort
effort uniforme
[47]  ne soit infini, capable de produire un mouuement
[48]  par un intervalle assignable dans un instant.       
[49]  On voit par là que ce que
[50] 
avoit bien dit, que les liqueurs ont un mouuement
[51] 
dans
j'avois avancé de la cause d'une solidité primitive ne choque pas ce sentiment des meilleurs philosophes
, que Mons.Boyle a prouué par des experiences,
[52]  que les liqueurs que nous voyons, ont dans leur interieur
[53]  un mouuement troublé et quasi en tous sens. Dont la raison
[54]  est manifeste, parce que le moindre mouuement exité
[55]  dans une liqueur se propage incontinent par toute l'étendüe de la liqueur
[56]  et concourrant avec une grande quantité d'autres impressions


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