[ 1] 
(2)
Pour chercher la Raison des phenomenes de l'union
[ 2]  des corps purgez d'air; il faut surtout examiner
[ 3] 
s'il est possible de supposer
si l'on
pourroit supposer
[ 4] 
commode
les pourroit sauuer en supposant
une certaine glüe
ou colle
[ 5]  ou autre raison de l'union qui se trouue dans les
[ 6]  corps joints même
, comme est celle de l'aimant
[ 7] 
et fer
. Et il semble, que s'il y avoit une glüe
[ 8]  les corps joints ne glisseroient pas l'un sur l'autre,
[ 9]  comme on dit que les placques font, même dans le vuide.
[10]  On pourroit
dire
repartir
que la liqueur purgée
au moins (puisque il faut renoncer aux placques)
soit attachée
[11]  par une espece de glüe non seulement au haut,
[12]  mais aussi aux costez du tuyau. Pour s'en éclaircir
donc
[13]  on pourra éprouuer si la liqueur purgée
s'eleve
[14] 
avec
suiura le piston dans
une pompe outre la hauteur de la portée
[15]  ordinaire des pompes: dans le vuide, et hors du vuide;
car alors il n'y a point de glüe
.
[16]  Item si un siphon à jambes inegalles plein
d'eau
[17] 
de la liqueur
purgée ayant esté longtemps sans
[18]  jouer, coule aisement
, aussitost qu'il nous plaist de le faire agir.
Ces deux experiences
[19]  estant faites, quand la liqueur purgée a esté long–
[20]  temps dans un même endroit du tuyau, feront aussi
[21]  juger; si le repos augmente l'union, et fortifie
[22]  la colle
qui joint
(qu'on pretend joindre
la liqueur aux costez du
[23]  tuyau,) par une espece d'incorporation inveterée.
[24]  Et pour le même propos, il faudroit essayer de combien
[25]  une placque de fer soûtenüe par un aimant
[26]  glisse
plus
aisement à travers
pendant qu'elle demeure attachée à l'aimant
, quoyque la separation
[27]  directe soit difficile
car il y a de l'apparence que
et si
l'attachement des corps purgez a quelque rapport à celuy de l'aimant
.
       
Du reste
Mais
comme
[28]  il est à croire, qu'une mesme raison
[29]  suspend la liqueur purgée, et joint les placques,
[30]  il est aussi vraysemblable,
déja par avance,
que
la liqueur
[31] 
les placques estant sans glüe,
les liqueurs
en
[32] 
ayant non plus
n'ont point de glüe, non plus
[33] 
que les placques
.       
[34] 
(3)
Mons.des Cartes ayant
crû pouuoir
rendre raison de l'union
[35]  ou fermeté des corps par le seul repos et contiguité
[36]  des parties, a conclu que la fluidité consiste
[37]  dans leur mouuement. J'ay remarqué pourtant
[38]  dans un petit Essay, imprimé, il y a deux ans,
[39]  qu'il n'y a rien de plus fluide qu'un corps sans
[40]  mouuement et sans effort (sine motu et conatu) s'il y en a:
[41]  et j'ay demontré que la solidité premiere
[42]  et pour ainsi dire radicalle
dans les corps
vient d'un mouuement
[43]  ou effort uniforme
dans
leurs parties
leur interieur
, et qu'au contraire les parties
[44]  des corps fluides peuuent avoir un mouuement troublé
comme Mons. Boyle a montré par des experiences
.
[45]  Lemouuement uniforme est dans lequel tous les points
[46]  du corps qui est en mouuement gardent tousjours la
[47]  même distance à tous les autres points du même
[48]  corps: et par consequent les lignes du mouuement sont
[49]  paralleles, les vîtesses proportionnelles, et les periodes
[50]  sont syndromes, ou achevés en même temps
[51] 
si
, comme nous voyons qu'il arrive quand
un globe solide tourne à l'entour de son axe, et
[52] 
quand
même
quelqu'
autre
mouuement qu'on luy donne.


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