[ 1]  pour les placques ces deux efforts ne seroient
[ 2]  pas unis ensemble. Mais il y auroit
[ 3]  une difference tres considerable pour la liqueur
[ 4]  purgée. Car si on
[ 5]  essaye le Mercure purgé dans l'air libre, il sera
[ 6]  seulement poussé en haut par
[ 7]  la pression de l'atmosphere, mais
l'effort du
[ 8] 
la force unitive du
mouuement general
ne
le
[ 9]  poussera vers la
[10]  superficie interieure du verre en tous sens.
[11]  Cet à dire aussi bien vers le haut, ou
[12]  vers le fonds du tuyau renversé, que
[13]  vers les costez du verre: de sorte que seulement l'effort de la force unitive qui va en haut
[14]  estant detruit par la con–
[15]  currence de la pression de l'air en même ligne;
[16]  (selon cette hypothese) toutes les autres
[17]  pressions de la force unitive resteront, et
[18]  estant jointes à celle de l'atmosphere soûtiendront
[19]  la liqueur purgée, outre la hauteur ordinaire.
[20]  C'est donc à l'experience de determiner si
[21]  la liqueur
s'attache dans le vuide
[22] 
purgée est attachée
en quelque façon
[23]  aux costez du tuyau, et si la force
[24]  qui soûtient les placques dans l'air libre,
[25]  est plus grande que celle de l'atmosphere.
[26]  Car on en pourra juger par là de la penetrabilité
[27]  de l'air à l'egard du mouuement general.
[28]  Object.
6.
7.
Il reste à present de
[29]  rendre raison d'une particularité tres con–
[30]  siderable
du phenomene 6
; puisque sans cela nostre hypothese
[31]  seroit imparfaite. Sçavoir pourquoy
[32]  une petite bulle estant
née au fond
parüe, au bas
du Matras A.
[33] 
(il faut voir les figures du Journal des Sçavans
[34] 
pag. 134. Juillet 1672, et de la lettre)
[35]  et montant jusque à B.
cet à dire jusque à haut
[36] 
B. estant le point
la liq
alors la bulle s'etend
[37] 
subitement jusque au haut
du Matras
, et
[38] 
B. estant
CD. et la liqueur tombe, et remplit jusque à F. le vase dans lequel
le
la bouche du
Matras trempe. Mais ce qui est remarquable B. est
le point, jusque auquel la liqueur
[39]  arrive même apres estre tombée, par
[40]  la force de l'air qui reste encor dans le
[41]  Recipient épuisé EE. et qui pousse l'eau
[42]  outre son niveau F. Il semble tres difficile
[43]  d'en rendre raison, en quelque Hypothese, que
[44]  la puisse estre, et neantmoins la nostre nous
[45]  fournit une solution tres aisée. Car même
[46]  pendant que
le
Matras est plein encor
[47]  dépuis A. jusque en CD. ou que la liqueur est
[48]  suspendue, et que la bulle monte entre A. et B.
[49]  l'air du Recipient EE. soûtient seulement
[50]  l'eau entre A. et B. Le reste outre B. et CD.
[51]  est soûtenu par la force unitive, car
[52]  l'eau AB. se repose immediatement sur
[53]  le ressort de l'
eau
air
du Recipient; le reste B-CD.
[54]  ne pouuant pas estre soûtenu par l'air, sinon
[55]  par la mediation de l'eau en AB., mais l'eau en AB.


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