[ 1]  DE L'UNION DES CORPS,PURGEZ D'AIR;
SOUTENÜE
QUI SE TROUUENT JOINTS
PARUNE PRESSION DIFFERENTEDE CELLE DE L'ATMOSPHERE.Phenomenes, ou Experiences toutes faites.
[ 2]  Phenomene 1. Les liqueurs ne s'écoulent pas d'un
[ 3]  tuyau étroit, ouuert par un bout seulement,
[ 4]  quoyque le tuyau soit renversé.       
[ 5]  Phenom. 2. Pourveu que la hauteur de la liqueur
[ 6]  ne soit pas trop grande, car il y a des
[ 7]  hauteurs determinées selon l'espece de la liqueur,
[ 8]  (à raison reciproque de la pesanteur) qui la
[ 9]  font tomber. Comme par exemple l'eau
[10]  ne passe pas, de beaucoup, 30 pieds, ny le Mercure
[11]  27 pouces.
Tout cela s'entend l'experience estant faite
dans l'air
libre
ordinaire
avecdes liqueurs dans leur constitution naturelle; par Galilei avec de l'eau, et par Torricelli avec du Mercure.
Tout cela s'entend l'experience estant faite dans l'air ordinaire, avec des liqueurs quand elles sont encor dans leur constitution naturelle, sans estre purgez d'air. Comme elle a estoit faite par Galilaei avec de l'eau, et par Torricelli avec du Mercure.
       
[12]  Phenom. 3.Monsieur
de
Guericke
ayant trouué
[13]  moyen de tirer l'air d'un Recipient d'une no–
[14]  table grandeur
par une pompe
; on
s'avisa
tacha
de faire l'experience
[15]  de la suspension des liqueurs, dans le Vuide.
[16]  Et pour cét effect, le matras
ou la phiole
A-CD
estant rempli
dans la fig. 1. estant plein
d'eau
[17]  et renversé de sorte, que le bout ouuert A, trempast
[18]  dans l'eau du vase F, rempli jusque en A on couurit
[19]  le tout du verre ou Recipient E et on fit joüer
[20]  la pompe; par le moyen de laquelle la plus–
[21]  part de l'air estant sortie du Recipient E, le matras
[22]  se vuida
entierement
, et le vase F se remplit
[23]  à proportion de sa grandeur, ou de celle du matras
, ou de la phiole
; sans que la liqueur
demeurât
eût demeuré
suspendüe, qu'à proportion de l'air qui estoit resté dans le Recipient.
       
[24]  Phenomen. 4. Mais comme l'eau
qu'on a
laissée quelque
[25]  temps dans le vuide fait quantité de petites bulles d'air
[26]  et s'en purge enfin par ce moyen
pour un temps assez long
, Monsieur Huguens
[27]  trouua, que l'eau purgée ne tombe pas du matras,
ou de la phiole
[28]  CD quoyque on tire l'air du Recipient E       
[29]  Phenom. 5. Sinon, quand le tuyau a receu quelque
[30]  choc considerable ce que Monsieur de Guericke a remarqué aussi,       
[31]  Phenom. 6. ou quand une bulle d'air estant née au
[32]  bas du matras A ou qu'on a fait entrer
[33]  par là dans le matras, s'enflant et grossissant
[34]  peu à peu, se détache de la superficie interieure
[35]  du verre, et montant par sa legereté, arrive à une
[36]  certaine hauteur determinée B dont elle s'étend en
[37]  haut, subitement, et occupant tout l'espace B-CD
[38]  fait tomber l'eau du matras jusqu'à B.
[39] 
La hauteur
de l'eau outre son niveau
FB
La hauteur de l'eau FB outre son niveau F,
estant celle, que le peu d'air
[40]  qui reste dans le Recipient, peut soûtenir par son
[41]  Ressort, la force duquel determine le point B
, à ce que Mons. Huguens a observé.
       
[42]  Phenom. 7.Monsieur Boyle
s'avisa de faire le
trouua moyen de faire le
s'avisa de faire le
[43]  même avec du Mercure, purgé d'air, hors du Recipient.
[44]  Car comme l'eau ordinaire (bien que d'une petite pe–
[45]  santeur), tombe dans le Recipient épuisé, parce que
[46]  l'obstacle de l'air en est osté; de même le Mercure ordi–
[47]  naire, tombe dans l'air libre, parce que sa pesanteur
[48]  est grande: Mais comme l'eau purgée ne tombe pas


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