[ 1]  des indivisibles, dont les mysteres ne sont pas encor
[ 2]  trop approfondies. Le contraire passe pour incontestable
[ 3]  dans l'esprit de bien de gens, estant reçeu apres
[ 4]  une examination trop legere, par ce qu'il flatte
[ 5]  l'imagination, comme l'opinion de ceux qui croyent
[ 6]  le Continu
estre
composé d'un certain nombre fini des in–
[ 7]  divisibles (laquelle seroit bien plus
approuuée
generalle et reçeüe
[ 8]  sans les demonstrations geometriques) et de ceux
[ 9]  qui croyent pouuoir expliquer les differentes vîtesses
[10]  par une interposition des Quietules.        Ceux donc
[11]  qui soûtiennent l'interposition de quelque autre
[12]  matiere plus subtile,
entre les parties de la rarifiée,
ont esté contraints de supposer
[13]  des pores dans les corps les plus solides, et
[14]  mêmes dans le verre. Ce qu'ils confirment par l'action
[15]  de la lumiere, et de l'aimant: mais il est à
[16]  croire que ces deux sortes de rayons se propagent
[17]  plustost par une pression, que par des effluves,
[18]  et par consequent, sans avoir besoin de pores.
[19]  Et je m'étonne que M. des Cartes ayant reconnu
[20]  que la lumiere se peut expliquer par une pression,
[21]  à l'exemple des anciens qui se servoient déja de la
[22]  comparaison du bâton, a eu recours aux
[23]  pores pour expliquer la refractionsans aucune
[24]  necessité et hors toute l'apparence, peu de gens
[25]  (hors mis les sectateurs jurés) estant satisfaits
[26]  de ce qu'il a dit sur la refraction, dont
[27]  les phenomenes je promets d'expliquer mechaniquement,
[28]  par la seule pression, sans me servir de pores.
[29]  Cependant ceux qui se plaisent à nous forger
[30]  tant de matieres subtiles, ont crû d'avoir trouué
[31]  dans l'Experience de Mons. Hugens, de quoy
[32]  confirmer leurs opinions, ayant avancé avec confidence,
[33]  ce que Monsieur Hugens a proposé avec tant
[34] 
de
de scrupule, et
circumspection digne d'un grand philosophe,
[35]  accoustumé plustost à nous donner des demonstrations
[36]  que des conjectures; sçavoir une pression d'une
[37]  matiere plus subtile que l'air, laquelle penetre
[38]  sans difficulté, le verre, l'eau et le mercure,
[39]  et tous les autres corps que nous voyons impe–
[40]  netrables à l'air; et ayant un mouuement en
[41]  tous sens (selon l'explication de quelques uns) qui
[42]  frappe
de deux costez
les surfaces exterieures de
[43]  deux corps contigüs, est cause
[44]  de leur union, aussi bien dans le Recipient
[45]  épuisé, que dans l'air libre. Mais cette Hypothese
[46]  est incommodée par les mêmes pores, sur lesquels
[47]  elle est fondée, et les remedes qu'on a apportés
[48]  ne guerissent pas le mal.
L'objection est,
[49] 
que supposant des pores dans les corps
Pour
[50] 
faire comprendre cela parfaitement, supposons
[51] 
dans la fig 1. deux corps
,
polis,
dont les superficies
[52]  interieures AB et CD sont exactement contigües,
[53]  dans une liqueur ou matiere fluide EF
dans la–
[54] 
qu
toute
troublée par une infinité de vagues en tous sens


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