[ 1]  Traité de l'Equilibre, des liqueurs et de la pesanteur de la masse de l'air par M. Pascal. Paris chez
[ 2]  Guillaume Desprez 1663. 12°.       
[ 3]  Pascal de l'equilibre des liqueurs preface de sa vie.
Une fois lorsqu'il n'avoit qu'onze ans quelqu'un ayant à table sans y penser frappé
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un plat de fayence avec un cousteau, il prit garde que cela rendoit un grand , mais qu'aussi tost, qu'on mettoit la main dessus
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il s'arrestoit. Il voulut en même temps en sçavoir la cause, et cette experience l'ayant porté, a en faire beaucoup d'autres sur les
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sons, il y remarqua tant de choses, qu'il en fit un petit traité qui fut jugé tres ingenieux et tres solide.
       
[ 7]  Mons. Pascal
en l'aage de 16 ans fit un traité de Coniques, qui passa au jugement des plus habiles pour un des plus grands efforts d'esprit
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qu'on se puisse imaginer.
       
À l'aage de 19 ans il inventa cette belle machine d'Arithmetique. À l'aage de 23 ans il com–
[ 9] 
menca à réver sur l'experience de Torricelli. Et il trouua enfin quelque chose sur la roulette sous le nom d'Etonville
.       
L'Experience des petits tuyaux est deüe à Mons. Rho., et la regle de Mons. Pascal, que
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liqueurs pesent selon leur hauteur,
sans
de
quelque largeur puisse estre le tuyau, se doit entendre: pourveu que ces tuyaux demeurent
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tousjours un peu plus gros, comme de deux ou trois lignes de diametre. Car si de deux tuyaux ayant communication ensemble
[12] 
l'un estoit fort menu comme de la grosseur d'une epingle, ou même un peu plus, l'eau se tiendroit plus haut dans le menu, que
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dans le plus gros. Et quand même ces tuyaux fort menus sont separez l'un de l'autre en les mettant dans l'eau, on voit que
[14] 
l'eau y monte et y demeure suspendüe aux uns plus haut, et aux autres plus bas, selon, qu'ils sont plus ou moins
[15] 
menus quoque ils soient ouuerts par enhaut aussi bien que par enbas.
       
[16]  Pascal. equilib. des liqu. chap. 2.
J'ay demontré par cette methode
(que
les
jamais un corps
se meut par son propre poids sans
[17]  que son centre de gravité descende)
dans un petit traité de Mechanique la raison de toute la multiplication des forces.


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